Vendredi soir, à l’Opéra de Rouen, où j’arrive un peu mouillé pour cause de pluie non anticipée. Le violon est à l’honneur avec un programme d’avant fêtes bâti autour d’Arcangelo Corelli, compositeur romain de l’époque de Stradivarius. C’est avec son Concerto grosso en si bémol majeur, opus six, numéro cinq que débute la soirée sous la direction musicale du violoniste Patrick Cohën-Akenine, les altistes et les violonistes de l’orchestre se tenant debout face à la salle, deux clavecinistes et un joueur de théorbe sont là en renfort.
Musique dansante, qui fait l’agrément de chacun(e), il en est de même de la suite du programme où figurent quatre musiciens fortement influencés par l’archange du violon : Pietro Locatelli pour le Concerto grosso « Il planto d’Arianna », Francesco Geminiani pour le Concerto grosso d’après « La Follia » de Corelli, Georg Muffat pour Armonico Tributo, sonate numéro cinq en sol majeur et Georg Friedrich Haendel pour le Concerto grosso en mi mineur, opus six numéro trois.
Personne ne quitte la salle offusqué comme lors d’un récent spectacle de danse et tout le monde applaudit bien fort à la fin du concert. Le chaleureux Patrick Cohën-Akenine ne s’attribue pas tout le succès. Il ne manque pas de saluer tous les musiciens et offre au public en supplément un extrait du Concerto pour la nuit de Noël de Corelli. La boucle est bouclée et c’est vrai, c’est bientôt Noël.