Persiflages, moquages et autres énervages
(mâtinés de complimentages et de contentages)
Journal de bord de Michel Perdrial
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Samedi matin, j’écoute les informations sur France Culture et j’apprends que ce jour, dans les grandes villes de France, sont organisées des manifestations contre la politique scolaire du gouvernement. Le choix d’un samedi ayant été fait pour que les parents d’élèves et les élèves des lycées puissent être présents en nombre. Je cherche sur Internet ce qu’il en est à Rouen. Un rassemblement est prévu à quatorze heures trente, place de la Cathédrale.
Je décide d’y passer et constate que peu de monde occupe la place. Pas de lycéens, très peu de parents, pas beaucoup d’enseignants, cela sent d’emblée le bide. Un membre de la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (Effecépéheu) m’apprend qu’aucune information n’a été faite par son organisation dans les écoles. Heureusement, la Chorale Ternative met un peu d’animation avec ses chansons contestataires, certaines un peu cucul, d’autres plutôt bien vues. France Trois Haute-Normandie filme la performance.
Un cortége se constitue derrière la voiture de la Haie Fessue. Il emprunte la rue du Gros où les consommateurs sont bien plus nombreux que les manifestants, remonte la rue Jeanne-d’Arc où déboulent à grand bruit trois énormes camions de pompier pour un intervention qui s’avère mineure et où apparaît en haut, devant la gare, un autre cortège qui m’intrigue, puis tourne à droite vers la Fnaque.
J’abandonne là et vais voir quel est cet autre cortège. Je ne suis pas déçu. Il est composé de plusieurs fanfares et de deux troupes de majorettes. Je pensais que la majorette avait totalement disparu de nos régions. Je découvre qu’une ville résiste. Sous mes yeux fort intéressés, les Goélettes de Fécamp puis les Albatros de Fécamp défilent au bénéfice du centre commercial Saint-Sever dont les hôtesses distribuent de jolis ballons colorés aux enfants.
Le petit commerce et l’Education Nationale vont mal, d’où ces deux cortèges un samedi après-midi à Rouen. Le plus ridicule des deux n’étant pas forcément le second, me dis-je, en rentrant chez moi.
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