Persiflages, moquages et autres énervages
(mâtinés de complimentages et de contentages)
Journal de bord de Michel Perdrial
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C’est par la Forêt Verte que je rejoins Houppeville, elle à mes côtés, dimanche tôt. Je me gare juste avant le village, à l’entrée d’un chemin qui mène à un cleube hippique. À pied nous faisons les dernières centaines de mètres. Un certain nombre de marchand(e)s d’un jour sont déjà installé(e)s dans les rues et sur les places mais beaucoup ne font qu’arriver ce qui induit une cohabitation difficile entre voitures et piétons. Houppevillais et Houppevillaises, ne pourriez-vous pas vous lever un peu plus tôt ? Nous repartons avant que tout soit déballé et peut-être quelques bonnes affaires m’échappent-elles.
Je me gare à Bihorel près de la piscine, et nous voici sur l’hippodrome où là tout est déballé. Elle et moi voulons du temps pour nous avant qu’elle ne reparte à Paris, aussi ne visitons-nous que la moitié des éventaires et filons aux Authieux, troisième et dernière étape.
Je m’étonne à l’arrivée de la disparition du château. Le vieux bâtiment, ruiné, tagué et squatté, au lieu d’être restauré, a été rasé. Le parc est resté, un peu inutile, mais toujours terrain de jeux pour la jeunesse du coin si j’en juge par les traces qu’elle y laisse. Nous faisons le tour des vendeurs et vendeuses.
Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’elle repartira avec une paire de chaussures.
Quant à moi, je suis enchanté par ce que je rapporte de ces trois déballages, principalement de l’ouvrage de Roderick Kedward Les Anarchistes (Origines et formation des mouvements libertaires) publié en mil neuf cent soixante-dix par les Editions Rencontres à Lausanne, qu’elle a tenu à m’offrir, il manquait à ma collection de livres consacrés au sujet, du numéro spécial Art et Sexe du magazine Beaux Arts d’août deux mille sept, qu’elle m’avait recommandé à sa parution mais trop tard pour que je puisse le trouver en kiosque, et du cédé d’écoute facile de Pascal Comelade Traffic d’Abstraction illustré par Robert Combas, je ne sais si c’est à ce dernier qu’est due la faute d’orthographe.
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