Persiflages, moquages et autres énervages
(mâtinés de complimentages et de contentages)
Journal de bord de Michel Perdrial
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Tout va bien à la mairie de Rouen, Fourneyron (Valérie), nouvelle maire (de gauche), a retrouvé la grosse télé d’Albert (tiny), ancien maire (de droite).
Elle l’a installée sur la place de l’Hôtel de Ville pour le foute-balle de l’Euro Deux Mille Huit. Ça sent la bière pissée dans les rues avoisinantes.
Ce foute-balle pollue quasiment toutes les têtes, même les têtes les mieux faites. Impossible d’être sûr que tel ou telle qui je connais n’est pas atteint(e) et ne va pas tout à coup me dire :
-T’as regardé le match hier soir ?
Je me souviens quand j’étais enfant, le foute, comme la pêche à la ligne, ça n’intéressait que les ouvriers. Les cleubes connus étaient tous dans les villes industrielles.
C’est la télé qui a tout changé. Les compétitions diffusées à longueur d‘année ont fini par faire entrer le microbe dans la plupart des cerveaux, précisément dans la partie également disponible pour la publicité, comme un virus dans un disque dur d’ordinateur.
Je me revois à l’Ecole Normale d’Evreux. Le professeur de sport tente de me faire jouer au foute. Dès que j’ai (par le plus grand des hasards) le ballon devant le pied, je le passe à l’équipe adverse. Ça énerve tout le monde. Le prof me propose de faire autre chose. C’est parfait, il y a un banc à l’ombre près du terrain et j’ai un livre à lire.
Aujourd’hui, si j’avais l’âge de me trouver à nouveau dans pareille situation, sûr que je me ferais lyncher.