Jeudi 29 novembre 2007

            Mardi soir, à l’Opéra de Rouen, où le festival Automne en Normandie programme Menske de Wim Vandekeybus en création française. Evidemment, ça déménage avec cet ancien élève de Jan Fabre. Les danseurs et danseuses de sa troupe, Ultima Vez, viennent de tous pays et sont aussi comédiens et comédiennes. Cela se joue en anglais. C’est surtitré en fond de décor mais d’où je suis placé (mal), et avec les fumigènes et les décors mouvants, je suis souvent privé de comprendre (j’ai appris l’anglais au collège et au lycée avec des professeurs mauvais).

            Ce que je peux dire, c’est que des individus sont dans un monde perdu et perdus eux-mêmes. C’est exactement comme dans la vie, celle de la plupart des vivant(e)s d’aujourd’hui, mais pas forcément celle que vivent les abonné(e)s de l’Opéra. Ce pourquoi certain(e)s prennent la fuite en cours de spectacle et bien avant le moment où les sacs poubelle volent au-dessus de leur tête. Cela me rappelle le bon temps de la direction de l’Opéra de Rouen par Laurent Langlois et sa programmation des meilleur(e)s chorégraphes contemporains, belges notamment.

            De bien excitants moments dansés dans ce Menske, interprètes attaché(e)s a de câbles et s’entrecroisant à grande vitesse, corps des filles utilisés comme des armes lors de combats  singuliers, je suis de ceux qui sont contents à la fin. D’autres boudent ou trouvent cela « trop sombre ». D’autres encore, jeunes et venu(e)s en groupe crient leur enthousiasme, elles et eux savent bien dans quel monde on vit en ce début de vingt-et-unième siècle.

par michel perdrial publié dans : Danse
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