Mardi 15 janvier 2013 2 15 /01 /Jan /2013 09:23

Musique de chambre ce lundi soir à l’Opéra de Rouen, avec un concert dédié au Romantisme allemand, soutenu par le Palazzetto Bru Zane Centre de Musique Romantique Française, cela à la veille de l’anniversaire des cinquante ans d'amitié franco-allemande, le monde est bien fait.

Je suis au dernier rang de la corbeille, prenant connaissance du programme. Quel est donc ce Théodore Gouvy ? J’apprends que c’est un compositeur du dix-neuvième siècle de nationalités française et allemande ayant surtout écrit pour la Société de musique de chambre pour instruments à vents.

Derrière moi, dans la loge, on lit aussi le livret programme mais on s’intéresse à autre chose :

-Parmi les interprètes, il y a pas mal d’étrangers on dirait. D’après les noms, y en a trois ou quatre.

Je me retiens de dire à ce fâcheux que trois noms à consonance étrangère ne suffisent pas à faire de ces musiciens des étrangers, et quand bien même cela serait.

Flûte, hautbois, clarinettes, bassons et cors (avec à l’un des bassons Sylvie Chapelle, pas vue depuis longtemps), c’est pour la Suite gauloise pour nonette à vents (rien de grivois, neuf musiciens font une nonette) de Théodore Gouvy, agréable composition.

C’est ensuite la transcription pour octuor à vents et contrebasse de l’opéra Alfonso und Estrella de Franz Schubert. « Même nous, on ne le connaissait pas, cet opéra », nous dit le bassoniste Batiste Arcaix qui fait le récitant. L’histoire est sans intérêt, comme dans tout opéra qui se respecte, mais la musique vaut la peine. J’ai l’impression d’entendre un opéra pour kiosque à musique.

En bonus nous est donné un morceau bien entraînant dont je comprends mal le titre. Je ne prendrai pas le risque de lui en donner un. Je me suis planté il y a peu dans la même situation, corrigeant a posteriori ma funeste erreur grâce à l’heureuse intervention d’un de mes lecteurs. Nos musiciens pensent que dans la salle on en sait aussi long qu’eux. C’est vrai pour certains spectateurs, mais il y a aussi des ignorants, dont moi.

*

Ne voilà-t-il pas que la Mairie socialiste de Rouen entend commencer la Révolution avec deux cent vingt-trois ans de retard. Elle débaptise l’un des salons de l’Hôtel de Ville, remplaçant Louis le Seizième par République (mais pas question de déboulonner la statue du criminel de guerre Napoléon le Premier).

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La Droite locale s’émeut du sort fait par la Gauche locale à Ahmed Merghoub, ancien directeur du Hangar Vingt-Trois qui fut accusé de harcèlement moral mais sans que la Justice donne suite. Le Tribunal Administratif a ordonné sa réintégration dans son poste. La Mairie s’y refuse. Il est placardisé, chargé d’une mission de coopération décentralisée avec la ville portuaire de Bejaia en Algérie, victime à son tour de harcèlement moral.

Depuis son départ, plus de festival Ramdam, plus de Petits Bals, plus de chanson au Hangar Vingt-Trois, où je ne vais donc plus.

Par michel perdrial
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