Partager l'article ! Coupage de ruban pour la Camille d’Arne Quinze sur le pont Boieldieu (Rouen Impressionnée): « Arne Quinze est un malin » m’indiq ...
Le Journal de Michel Perdrial
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« Arne Quinze est un malin » m’indique ce matin l’un de mes ami(e)s du réseau social Effe Bé. Je le sais bien.
Je suis, un peu avant midi, ce samedi, à l’extrémité rive droite du pont Boieldieu, lequel est barré par un ruban orange protégé par des municipaux. Aujourd’hui s’ouvre au public l’installation géante d’Arne Quinze. Elle s’appelle Camille en hommage à madame Monet (femme de peintre) et à monsieur Pissarro (peintre).
Laurent Fabius, chef de l’agglo agrandie, arrive, décontracté, sans cravate, passe sous le ruban et va au devant de Valérie Fourneyron, députée maire de Rouen, décontractée, habillée en fille. Tous deux reviennent, en compagnie de Laure Delamotte-Legrand et d’Arne Quinze, vers le peuple amassé dont une bonne délégation flamande et pas mal de photographes.
C’est l’heure du coupage de ruban et de beaucoup de photos. A la suite des quatre, nous pénétrons sur le pont sous les jupes de Camille. C’est alors qu’arrive France Trois, trop tard pour l’image du ruban coupé. Le porteur de pied de caméra regarde sa montre : midi trois. Il arrive que les politicien(ne)s soient furieusement à l’heure. La télé régionale se contente de filmer la déambulation puis se rattrape avec les discours.
C’est Madame le Maire qui commence :
-Monsieur le Premier Ministre (C’est Laurent Fabius), Madame la Commissaire (C’est Laure Delamotte-Legrand), cher Arnaud (c’est l’artiste), Camille, une métamorphose.
Toujours cette difficulté à faire des phrases, cela s’améliore ensuite car elle a un papier et lit son texte. J’entends : « L’art contemporain s’empare de la cité », « Laurent Fabius qui a initié l’exceptionnel festival Normandie Impressionniste » et qu’Une Ville pour l’Impressionnisme au Musée des Beaux-Arts de Rouen est « l’exposition impressionniste du millénaire ».
Pour finir, elle cite Paul Claudel (une réminiscence de son éducation religieuse peut-être) : « Même pour le simple envol d’un papillon, tout le ciel est nécessaire. »
Laure Delamotte-Legrand félicite Arne Quinze « qui a tout de suite compris le sens de la ville » et, petite vanité provinciale, se réjouit de n’avoir plus à aller à Paris pour rencontrer les grands médias.
Arne Quinze remercie et remercie, notamment « Valérie et Laurent ». Il invite tout le monde à ralentir et précise que chaque latte de bois représente une personne liée à une autre en ce temps où on est trop souvent seul devant un ordinateur. C’est un malin, sa Camille est la soeur jumelle de The Sequence qui relie les deux parties du Parlement flamand à Bruxelles. Il ne s’est pas foulé.
Ici, il s’agit de relier les deux rives de la Seine trop souvent séparées à Rouen, afin de montrer aux pauvres de la rive gauche qu’ils valent bien les riches de la rive droite (ce que démontre assez le coupage de ruban rive droite).
Chacun s’égaye sur le pont et sous le pont et je fais comme tout le monde. Des haut-parleurs sort une musique apaisante qui me rappelle celle des films animaliers de Frédéric Rossif. Les poissons dans la Seine vont aimer ça. Le téléphone d’un quidam sonne, qui au téou de son interlocuteur répond :
-Je suis avec Laurent Fabius, si si, je t’assure, tu t’rappelles le grand truc en bois sur le pont qu’on s’demandait c’que c’était, eh ben, c’est l’inauguration en ce moment et j’suis juste à côté de Laurent Fabius.
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Ma culture musicale et révolutionnaire a des lacunes. Ce vendredi, je découvre la chanteuse italienne Giovanna Marini grâce au RenDez-Vous de Laurent Goumare sur France Cul, m’apercevant que Battan l’Otto, découvert la veille aux Terrasses du Jeudi, n’en est qu’une déclinaison locale.