Jeudi 10 janvier 2013 4 10 /01 /Jan /2013 12:37

Mercredi énième jour de pluie et premier jour de soldes, deux raisons de se mettre à l’abri au Socrate où ce n’est pas l’affluence que je craignais. J’y suis fort tranquille. La foule est dans les rues et dans les boutiques. Son besoin de consolation est impossible à rassasier et elle ne veut pas voir le vide à travers les planches.

Pourtant, il faudra bien que j’y passe aussi, après la folie des premiers jours. Ma vêture d’hiver laisse à désirer. A peine si j’ai réussi ces derniers mois à acheter des chaussures quand la mienne paire a été archi usée avec même un trou à gauche. Un achat pas des plus réussis, est-ce mon pied qui s’avachit ou les pointures qui ne sont plus fiables, je ne peux porter ce quarante-six sans souffrir et me blesser.

Sur le conseil de celle qui travaille à Paris, je les ai bourrées de journal mouillé (trouvant un usage à des Tendance Ouest ramassés dans la rue) et collées toute une nuit au réfrigérateur. Cela semblait aller mieux durant quelques jours mais me revoici saignant du talon gauche, obligé de remettre la chaussure percée au risque d’être pris pour un clochard, ce qui me fait songer à celui dont elle me parle ce matin, vu par elle ce mercredi avenue Montaigne où son travail l’amenait, un homme assis devant l’une des boutiques pour riches avec à ses pieds un gobelet en carton et une pancarte où était écrit : "une petite pièce au lieu de dépenser dans les fringues de luxe, allez une petite pièce pour un mec qui n'existe même pas ".

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M’exaspèrent celles et ceux qui écrivent ou disent « Les internautes ceci… » « Les automobilistes cela… ». Pas plus d’internaute que d’automobiliste, juste quelqu’un(e) qui à un moment de la journée utilise Internet ou une voiture.

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Plaisir du jour, écouter le deuxième des dix cédés de l’Intégrale des entretiens radiophoniques Léautaud-Mallet éditée par Frémaux & Associés, après avoir écouté le premier avec celle qui était là le ouiquennede dernier. Un régal que d’entendre Paul Léautaud se dépatouiller des questions incisives de Robert Mallet : « Mais non mais non… »

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« J’ai vécu deux fois certains moments de ma vie : d’abord en les vivant, ensuite en les écrivant, et toujours plus profondément en les écrivant. » (Paul Léautaud)

Par michel perdrial
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