Mardi 13 novembre 2012 2 13 /11 /Nov /2012 08:33

« Ce soir création évènement à l'Opéra de Rouen Haute-Normandie. Le spectacle est presque complet. » claironne le festival Automne en Normandie sur sa page Effe Bé ce lundi, invitant les personnes intéressées à se précipiter sur le téléphone dès treize heures afin d’arracher l’une des dernières places disponibles pour Twin Paradox, chorégraphie de Mathilde Monnier.

Je constate qu’il n’en est rien. Le deuxième balcon est presque vide et il reste des places libres sur les côtés partout ailleurs. Je suis quant à moi assez mal situé, tant pis je m’en console une fois la chorégraphie lancée, sachant alors que ça va m’ennuyer cette exploration des rapports de couple inspirée des marathons de danse de la crise américaine (celle des années trente) sur une musique incluant des éléments de la vie quotidienne, signée Luc Ferrari.

Tout cela ressort plus de l’expression corporelle que de la danse et est affreusement répétitif. Tirer sur le bras de son ou sa partenaire et recommencer, cela doit être également lassant pour les interprètes, me dis-je, observant dans la salle celles et ceux qui se lèvent et s’en vont, pariant intérieurement sur qui suivra, me retrouvant bientôt isolé dans mon bout de corbeille.

A la fin, je laisse qui a aimé applaudir. Il y en a, semble-t-il, ou bien ce sont des trop polis. Quittant la salle, je cherche quel mot pourrait le mieux définir ce spectacle. Un homme parlant avec sa femme me le donne : « Fastidieux ».

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Le recours aux effets spéciaux pour masquer la pauvreté de l’action sur scène : des bulles qui tombent des cintres pour Pierre Rigal samedi, des pétales orangés propulsés vers les cintres par des ventilateurs pour Mathilde Monnier ce lundi.

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Encore une privatisation de l’espace public à Rouen. Ce lundi, des ouvriers ont installé une haute barrière métallique qui empêchera de passer sous l’Espace Monet-Cathédrale au moins la nuit pour aller de la rue Saint-Romain à celle des Carmes (de jour quelqu’un ouvrira peut-être la porte afin que vive le commerce). Ce goulet désormais barré s’appelait passage Maurice-Lenfant.

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De barrières il n’y aura pas besoin autour du jardin de consolation de la Cour d’Albane. Contrairement à ce que je pensais, les fêtards nocturnes n’en font pas fait leur lieu de beuverie. Il faut dire aussi qu’il pleut quasiment tous les jours depuis des mois.

Par michel perdrial
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