Politique rouennaise

Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /2006 09:53

Bisbille entre le maire actuel de Rouen, Albert (tiny) et le maire ancien Robert (tiny) à propos des ruines du palais des congrès qui défigurent le parvis de la cathédrale. L’actuel (centriste) soutient la juteuse opération immobilière en cours, qui vise à remplacer un palais par un autre, et l’ancien (socialiste) s’ingénie à la retarder.

Certains verraient bien là un jardin, mais il est à craindre que dans quelques années le passant navré contemple un nouveau palais usurpant ce nom. Qui diable sera maire à ce moment-là ? Comme le disait Jean-Louis Murat, il y a quelque temps, au Hangar Vingt-trois : « C’est toujours Lecanuet le maire de Rouen ? Ah bon il est mort ! C’est bizarre on dirait que c’est toujours Lecanuet le maire de Rouen… ».

Par michel perdrial - Publié dans : Politique rouennaise
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /2006 09:25

C’est la Sofres qui m’appelle, c’est pour un sondage commandé par l’Agglomération de Rouen, à propos de l’environnement, sujet à la mode. Je décide d’être aimable et de répondre à quelques questions.

L’enquêtrice, la voix dégoulinante de sourire, me demande mon âge et ma profession. Changement de ton. Elle n’a plus besoin de mon avis. Apparemment, je n’entre pas dans la catégorie de ceux dont l’avis importe aux politiciens en charge de l’Agglomération de Rouen.

Je proteste, lui indique qu’il n’est pas correct de solliciter une opinion pour ensuite n’en plus vouloir. La Sofresseuse bredouille que ce n’est pas elle qui refuse mon avis, c’est son ordinateur qui est réglé comme ça.

La prochaine fois qu’on m’appellera pour connaître mon opinion sur quoi que soit, je refuserai d’emblée de répondre à l’enquêtrice et l’inviterai à transmettre à l’institution commanditaire mon souhait de voir celle-ci se sonder elle-même et profond.

Par michel perdrial - Publié dans : Politique rouennaise
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 1 janvier 2007 1 01 /01 /2007 12:20

            Eh bien, puisque c’est le jour pour cela, faisons un vœu, sous forme de suggestion au maire de Rouen, Albert (tiny), et à sa majorité municipale, une proposition que l’opposition ne pourra que soutenir.

Ce vœu : Que les cabanons ayant servi aux marchés de Noël devant la cathédrale et l’église Saint-Sever soient laissés en place et ouverts aux hommes sans abri désirant y passer la nuit et même la journée. Cela tant qu’on ne leur aura pas trouvé un logement correct.

Les autorités religieuses, qui ne trouvent pas anormal que les parvis des églises soient accaparés par les marchands pendant un mois chaque année à l’époque de Noël, devraient voir cela d’un assez bon œil, non ?

Par michel perdrial - Publié dans : Politique rouennaise
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /2007 09:54

Ça l’affiche mal titre subtilement Rouen Magazine (directeur de publication : Albert (tiny), maire) dans son numéro deux cent soixante-trois, pour un article d’une colonne consacré en vrac aux affiches et aux graffitis.

« L’affichage libre est strictement réglementé » peut-on y lire, délicieux oxymore qui définit bien la liberté telle que les gouvernants l’envisagent à Rouen comme ailleurs. Toute affiche annonçant une manifestation et collée ailleurs que sur les panneaux officiels (très peu nombreux et placés hors des lieux les plus fréquentés) est photographiée par les services municipaux et les organisateurs de ladite manifestation sont condamnés à une amende de quinze euros par photographie. Et toc !

S’ensuit, dans cet articulet, un couplet d’autosatisfaction à propos des graffitis qui seraient « en nette diminution » depuis qu’une équipe de six agents, mise en place par l’actuel maire, s’occupe de les faire disparaître. Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, je conseille à Albert (tiny) et à ses agents de se déplacer à pied en ville. Et à passer, pour n’évoquer que l’hyper centre, rue Sainte-Croix-des-Pelletiers ou rue des Bons-Enfants ou rue Saint-Nicolas ou rue des Chanoines ou, mieux encore, rue du Petit Mouton (où les murs sont entièrement couverts de graffitis jamais nettoyés depuis des années), cela les rendra un peu plus modestes.

Par michel perdrial - Publié dans : Politique rouennaise
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /2007 16:55

            Le Son du Cor en panne d’électricité, hier midi, pas moyen d’y boire un café, je traverse la ville en direction de l’Agora Café. Passant par la rue de l’Hôpital, j’avise, sur une palissade cachant des travaux, une affichette datant d’avant le premier tour des présidentielles.

            Il y est écrit : « Présidentielle : votez Bayrou, c’est voter Albertini ». Ce n’est pas signé et l’adresse de l’imprimeur a été oubliée mais évidemment cela vient de la gôche locale.

            Sachant ce qui s’est passé entre les deux tours, le mal avisé Albert (tiny), maire de Rouen, trahissant Bayrou au profit de Sarkozy et au deuxième tour, la mal choisie Royal permettant l’élection de ce même Sarkozy, je constate la finesse de l’analyse politique de cette gôche locale et anonyme.

Par michel perdrial - Publié dans : Politique rouennaise
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /2007 09:11

            Bon, la ville de Rouen fait le choix de donner le nom de Dominique Laboubée, chanteur des Dogs, à une placette jouxtant le défunt magasin de disques Mélodie Massacre où ledit chanteur enregistra ses premiers morceaux au début des années soixante-dix, le rendez vous est fixé ce jeudi douze juillet à dix-huit heures, je ne suis pas fou de ce genre d’acte de reconnaissance officielle mais j’ai quand même envie d’en être.

            Je vérifie l’heure sur le programme des Terrasses du Jeudi et dans le numéro daté du quatre juillet de Rouen Magazine puis affronte la pluie.

            Six heures moins cinq rue Massacre, quelques personnes à tête d’amateur de rock rôdent sous l’averse, chacun regarde l’autre et se demande ce qui se passe. Comment se fait-il que la rue ne soit pas obstruée par la foule et que la plaque soit déjà dévoilée ?

            -On est bien le douze ?

            -Oui bien sûr, me répond celle qui partage mon parapluie.

            Arrive un autre éberlué vêtu de noir, qui s’approche de nous.

            -C’était à dix-sept heures, nous dit-il. Je viens de l’apprendre. Je vous vois attendre là. C’était marqué dix-huit heures pourtant. Ils sont au troisième étage du Big Ben maintenant. Je suis passé au cimetière, il n’y avait rien sur la tombe, personne n’est allé là-bas. C’était mon ami.

            Il est bien plus triste que nous.

            D’autres arrivent, victimes comme nous de l’incurie municipale.

            -Je vais aller au Big Ben, nous dit l’inconnu, il y a sa sœur et ses amis, vous venez ?

            -Non, nous, on ne le connaissait pas.

            C’était un artiste, juste envie de le saluer et de se souvenir de sa musique, les titres des Dogs et surtout cette chanson chantée par Louise Féron, paroles d’elle-même, musique de Dominique Laboubée Tomber sous le charme : Tomber sous le charme/ Comme sous la mitraille/ Rire en voyant ma vie/ Quitter ses rails/  Goûter sur ta peau/  Le temps retrouvé/ T'apprendre et tout oublier/ Tout oublier.

Par michel perdrial - Publié dans : Politique rouennaise
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /2007 20:00

            Le beau temps provisoirement là, c’est en haut de la côte Sainte-Catherine, après une bonne montée de marches depuis le cimetière du Mont-Gargan, que j’attends en sa compagnie le tir du feu d’artifice là-bas sur le pont Boieldieu.

            Nous ne sommes évidemment pas les seuls à avoir eu cette idée : pique-nique, coucher de soleil et feu d’artifice, avec Rouen sous les yeux et pas mal de sa banlieue, au loin les immeubles élégants de Grand-Quevilly, l’antenne de télévision des Essarts, l’effroyable zone industrielle de Grand-Couronne. Quelques-un(e)s sont monté(e)s à pied comme nous, la plupart se sont hissé(e)s pesamment en voiture ou en moto.

            On patiente dans une ambiance populaire, musiciens arabes, gymnastes turcs, concentration de motards, immense dalmatien errant, quelques amoureux cachés dans l’herbe, des familles à enfants, des pétards et de ridicules fusées éclairantes, puis c’est le moment, le pont Boieldieu s’éclaire et les idioties habituelles fusent également dans les groupes ici et là.

            Pas forcément une bonne idée d’être venu là pour assister au spectacle, tout cela semble ridiculement petit vu d’en haut, en revanche on peut profiter en parallèle d’un deuxième feu tiré du côté de Mont-Saint-Aignan.

            Redescente à la lumière d’une lampe de poche, il est près de minuit, quelques excités crient « Vive la révolution » par les vitres ouvertes de leurs voitures. La révolution, où ça ?

            Je pense à Jean-Pierre Duprey, né à Rouen le premier janvier mil neuf cent trente, l’auteur, dès quinze ans, de poèmes remarqués par André Breton qui l’incita à venir vivre à Paris où il participa aux derniers feux du mouvement surréaliste avant d’être arrêté et passé à tabac pour avoir uriné sur la tombe du Soldat inconnu en protestation contre la guerre d’Algérie, interné durant plusieurs mois, il envoya ses derniers poèmes à Breton et se pendit le deux octobre mil neuf cent cinquante-neuf.

            M’étonnerait bien que la municipalité de Rouen donne un jour son nom à une place ou à une rue de sa ville natale.

Par michel perdrial - Publié dans : Politique rouennaise
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /2007 11:28

            Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Robert (tiny), ancien maire socialiste de Rouen, contestant le permis de construire délivré en vue de la construction de l’Espace Monet Cathédrale en lieu et place du défunt Palais des Congrès, ne le jugeant pas habilité pour contester le permis de construire.

            Albert (tiny), actuel maire de droite et porte parole du promoteur, crie victoire.

            Il évite cependant de faire connaître les arguments du Commissaire de la République qui, sur le fond, a conclu à l’illégalité du permis de construire après avoir expliqué que le projet était trop volumineux, que la toiture constituait deux véritables étages et que la hauteur du bâtiment était donc de vingt-deux mètres et non pas seulement de quinze mètres.

            C’est comme ça : Robert (tiny), ancien maire, a eu raison de contester le permis de construire mais a eu tort de croire qu’il avait le droit de le faire, Albert (tiny), maire actuel, a eu tort de signer ce permis de construire et peut avec raison continuer à avoir tort.

Par michel perdrial - Publié dans : Politique rouennaise
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 21 juillet 2007 6 21 /07 /2007 10:11

            Les élections municipales approchent et à Rouen, Albert (tiny), maire actuel, ancien bayrouiste, sarkoziste de la dernière heure, se prétendant désormais apolitique, et « revenu au peuple » selon Libération (celle-là est bien bonne), sera j’espère remplacé par Valérie Fourneyron (eh oui elle est socialiste, mais bon il n’y a qu’elle qui puisse être l’alternative).

            D’autres que moi ont envie que ça change à la mairie et notamment Jean Le Pitre (je ne sais pas qui c’est) qui anime le blog Albertinon avec un vrai sens de l’humour et un beau talent d’écriture, Bien souvent, en lisant le feuilleton qu’il fait de la vie municipale rouennaise, je me réjouis autant qu’un baudet qui se donne du plaisir en se roulant dans un pré, bref je m’esbaudis.

            Jean Le Pitre est actuellement en vacances mais il y a déjà en ligne quelques épisodes particulièrement savoureux de la vie locale. Plus vrais que nature y sont Pire du Petit-Horloge (le bourgmestre), Cata Diva Morale des Aïeux (son attachée de culture), Lolo la Clé Fauchette (dite La Lumière), Nono l’Endormeur et leurs comparses, tous bien inquiets de l’élection de Valkyrie Course de Fond aux récentes législatives. J’attends la suite.

Par michel perdrial - Publié dans : Politique rouennaise
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 10 août 2007 5 10 /08 /2007 08:55

            Enfin, elles sont installées et en service les caméras de surveillance chères à Albert (tiny), maire de Rouen. Le panneau réglementaire m’en avise lorsque je m’approche du cœur de la ville, c’est-à-dire du sous-sol où prospère la Fnaque, magasin, paraît-il, culturel.

            Bien heureux que désormais Albert (tiny), maire, puisse savoir à quelle heure je descends en ville (comme on dit) et que l’œil de ses municipaux, posé sur moi par caméras interposées, m’empêche de faire des bêtises.

            Encore un effort, Albert, et Rouen ressemblera à Londres. J’espère un jour connaître la caméra qui parle et qui me rappellera à l’ordre si je laisse tomber un papier par terre.

            Une qui est vraiment vernie (et là Albert n’y est pour rien), c’est la petite vendeuse de ma boulangerie préférée, trois caméras rien que pour elle, l’une plongeant sur la caisse pour surveiller la monnaie, les deux autres la prenant en tenaille et munies d’un micro, ce qui permet à la demoiselle de dialoguer avec l’arrière-boutique. Ça donne à peu près ceci :

            Elle (se tournant vers l’une des caméras) :

            -Hé, tu peux me faire un sandouiche campagnard avec de la moutarde ?

            Un mitron (surgissant de l’arrière-boutique) :

            -Hein quoi, qu’est-ce t’a dit ?

Par michel perdrial - Publié dans : Politique rouennaise
- Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés