Politique internationale

Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /2006 08:31

Dans Libération, l’autre jour, une « publicité » (c’est écrit ainsi en haut de la page) payée par Globe for Darfur, une hohennegé (Organisation non gouvernementale) qui entend sensibiliser le public aux atrocités commises au Darfour. On ne peut qu’approuver l’initiative. Même si on se demande en quoi on peut être utile pour arranger les choses.

Dans cette « publicité », la phrase suivante: «En trois ans, quatre cent mille hommes, femmes et enfants innocents ont été tués » Innocents ! Comment ces quatre cent mille hommes, femmes et enfants auraient-ils pu ne pas l’être, innocents ? Ils et elles sont tous morts, c’est bien suffisant comme horreur, pas besoin de les enduire d’innocence.

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Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /2006 09:45

Allez, c’est le moment de la faire jouir la planète, de la faire gémir de plaisir, de l’envoyer en l’air, en évitant toutefois le tsunami. Donna Sheehan et Paul Reffell nous y invitent sur leur site Internet globalorgasm.org à l’occasion de ce solstice d’hiver, seul(e), à deux, à trois ou davantage. C’est pour son bien à la planète, pour agir un peu contre la violence généralisée, les guerres, les attentats, les agressions diverses, l’insatisfaction sexuelle des hommes y étant pour beaucoup.

On peut avoir une pensée pacifiste, avant ou après. Surtout pas pendant.

Aujourd’hui, vendredi vingt-deux décembre deux mille six, la jouissance est planétaire.

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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /2007 17:35

            Je ne parle presque jamais de la politique internationale. J’ai déjà du mal à comprendre ce qui se passe en France. Et ce qui se passe ailleurs est souvent encore plus désespérant. Un exemple extrême : la répression des manifestations par la dictature, ces dernières semaines, en Birmanie.

            Si j’en crois France Culture, les Birmans sont munis de cartes d’identité numérisées et la police a filmé les manifestations avec des caméras ultra modernes. Avec un logiciel d’analyse d’image, elle met en relation la tête d’un manifestant avec l’image de sa carte d’identité, il ne reste plus qu’à aller l’arrêter chez lui.

            De quoi être encore plus inquiet de la multiplication des caméras de surveillance dans les villes françaises.

            Un qui a eu le nez creux, c’est l’abbé Mugnier. Il écrit dans son Journal le vingt-deux novembre mil neuf cent dix : On n’est plus chez soi maintenant. On le sera de moins en moins. Rayons X qui vous pénètrent. Kodaks qui vous photographient au passage. Phonographes qui pressent vos paroles. Aéroplanes qui vous menaceront d’en haut.

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Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /2008 12:25

            Hier soir, devant la télévision, je passe un bon moment à suivre les pérégrinations contrariées de la torchère olympique. Dire qu’il y en a qui parlent du caractère sacré des Jeux Olympiques, qui font comme si le sport de compétition internationale n’était pas une industrie comme les autres, pour laquelle on élève le sportif et la sportive ainsi qu’ailleurs le veau afin qu’il soit au mieux de sa forme au Salon de l’Agriculture.

            Le Tout Puissant de la République, l’ami des dictateurs, a mis le paquet pour faire plaisir à celui de la Chine avec ses trois mille policiers à pied, en rolleurs, à cheval, en moto, en voiture, en hélicoptère, en bateau et en vétété. Tour cela pour protéger (en vain) la torchère.

            Je n'oublie pas que c’est une idée de Carl Diem, officier nazi. Une idée retenue par Joseph Goebbels. Le premier relais avec la torchère a eu lieu lors des Jeux Olympiques de Berlin en mil neuf cent trente-six.

            Du baiser religieux au flambeau donné par un certain Diagana à la tronche dépitée de Douillet (celui-là je le connais) quand un officiel chinois lui éteint son lumignon, l’étape parisienne est une réussite. Très drôles aussi ces Chinois criant « Liberté pour la Corse ». Je devrais regarder la télé plus souvent.

            Cela dit, la plupart de mes vêtements sont tissés en Chine, beaucoup de mes appareils électroniques sont  fabriqués en Chine et un grand nombre de mes livres d’art ou de photos sont imprimés en Chine.

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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /2009 11:44

            Depuis plusieurs jours, les radios et les télévisons anticipent sur l’événement du jour : l’investiture de Barack Obama.

            Samedi matin sur France Culture, dans l’émission Concordance des temps, j’apprends de Pap Ndiaye, auteur de Chicago, la ville d’Obama (article publié dans le magazine L’Histoire), que le sommet de l’immeuble du Chicago Tribune construit au début des années vingt, est inspiré de la Cathédrale de Rouen et que les propriétaires du journal ont obtenu de l’archevêque de l’époque qu’une petite pierre de cette cathédrale soit incluse dans le bâtiment, le genre d’anecdote que j’aime bien.

            Le même jour, dans la soirée, je regarde Arte, en attendant qu’arrive celle qui est dans le train. Il n’est plus question d’anecdotes mais d’un sujet inquiétant : la multiplication de ce que la police américaine appelle « des groupes de haine », composés de petits blancs racistes appartenant ou non au Ku Klux Klan et dont certains membres pourraient passer à l’acte. Des sites Internet puants les y incitent, qui ont en page d’accueil la tête d’Obama dans une cible avec pour légende « Tuez ce nègre ».

            Je ne sais si Barack Obama porte sur lui un porte-bonheur. Si c’est le cas, il a intérêt à ne pas le lâcher.

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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 15:52

J’ouvre l’enveloppe contenant le matériel de vote pour les Elections européennes, bien énervé quand je constate que les trois premiers documents de la liasse sont ceux de l’extrême droite, Le Pen fille, Lang Carl et ce pauvre Vicomte accoquiné avec la plèbe des chasseurs. Je regarde qui vient derrière : un Front de Gauche pronucléaire, un gaulliste anti Turquie dans l’Europe, des écolos indépendants c'est-à-dire de droite (sur leur tract, cette merveille : « Le déchet utile c’est celui qu’on ne produit pas »), un type hilare pour le Parti Socialiste Européen pronucléaire et ayant voté la directive retour (dite de la honte), des trotskystes de Lutte Ouvrière, des sarkozistes soutenus par la Gauche Moderne (la gauche est moderne quand elle est de droite), les écolos de Cohn-Bendit, le Hennepéha de Besancenot, le Modem de Bayrou anti Turquie dans l’Europe.

J’ai plein de raison de ne pas aller voter pour cette Europe rabougrie et frileuse. La mienne n’a pas de frontière, elle a un gouvernement (s’il en faut) supranational et ses élections se font avec des listes internationales, quelque chose comme les Etats-Unis d’Europe de Victor Hugo.

Je vais y aller quand même.

J’élimine les listes de droite, les pronucléaires, les hostiles à l’entrée de la Turquie. Restent Lutte Ouvrière (aucune chance d’avoir un élu), le Nouveau Parti Anticapitaliste et Europe Ecologie.

Pas vraiment envie de vivre dans le monde collectivisé de Besancenot ni dans celui purifié de Cohn-Bendit, mais j’ai de la sympathie pour les deux, le second à cause de Mai Soixante-Huit et le premier à cause de son discours offensif (on était dans le même lycée à Louviers, pas en même temps mais avec les mêmes professeur(e)s).

J’ai jusqu’à dimanche après-midi pour me décider, peut-être à pile ou face.

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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 17:32

Six heures du matin, levés du bon pied, nous partons, elle et moi, faire le tour des vide-greniers du dimanche : Boos, Saint-Jacques de Darnétal et Léry, sans y faire de trouvaille qui mérite une petite ligne d’écriture. Au retour, tandis que le soleil est attaqué par les nuages, nous déjeunons sur le banc du jardin, avec pour dessert supplémentaire les fraises des bois qui mûrissent sous les rosiers au long du mur.

Quand elle doit repartir, la pluie se met à tomber et c’est sous une drache conséquente que je vais faire mon devoir d’électeur (comme ils disent), en ce jour d’élections européennes.

Plus d’hésitation entre le Hennepéha d’Olivier Besancesot et les écolos de Daniel Cohn-Bendit, je sais quel bulletin mettre dans l’urne depuis que François Bayrou, en ressortant la vieille histoire de Cohn-Bendit pédophile, jeudi soir à la télévision, a montré les sales idées qui traînent au fond de sa tête,.

Le lendemain de cette émission de télévision, vendredi, vers dix sept heures, mon téléphone sonne. Je décroche :

-Bonjour, c’est François Bayrou. J’ai un message pour vous à l’occasion des élections européennes. Pour l’écouter taper Un.

François, tu permets que je t’appelle François et que je te tutoie (j’ai voté pour toi au premier tour des présidentielles te trouvant moins pire que Sarko le fat sot et Sarkolène la pure hautaine, et voulant éviter l’un et l’autre), ton message je m’en tape.

Dans l’isoloir de la salle de vote quasi déserte du lycée Camille Saint-Saëns, c’est donc à la liste Europe Ecologie et à travers elle à Cohn-Bendit que va mon choix, ce dimanche, un peu après quinze heures trente.

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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 16:17

Pensant qu’on peut encore s’informer dans un journal en papier, je vais ce matin acheter Libération afin d’en savoir un peu plus sur le résultat des élections européennes dans les vingt-sept pays. J’ai tort. Rien de précis pour les pays alentour et en ce qui concerne la France, les tableaux de résultat, pages deux et trois, sont vierges pour six régions sur huit. Le journal que j’ai en main est la première édition, celle vendue en province et titrée L’échappée verte. Les Parisien(ne)s ont droit à une autre édition, ultérieure, titrée Le Dany boom, peut-être ont-ils aussi des résultats. Ces résultats, je les trouve en consultant la version Internet du quotidien. Si Libération voulait démontrer qu’il est inutile d’acheter sa version papier quand on vit en province, il ne s’y prendrait pas autrement.

Le subtil jeu de mot du titre parisien de Libération me fait souvenir de l’affiche quatre sur trois vue dimanche à la sortie du Rouen, signée du député-maire de Caen : « Welcome to President Obama, Yes we Ca(e)n »

Quel contraste entre Obama qui, pendant sa courte visite à Paris, emmène sa famille visiter le Centre Pompidou et Sarkozy qui avec la sienne visite Disneyland. Les politicien(ne)s français ne sont pas toutes et tous minables, mais toutes et tous manquent totalement d’envergure (à gauche, à droite, au milieu, au féminin et au masculin).

Aujourd’hui, certain(e)s (Péhesse, Modem) savent qu’ils ont perdu et pas qu’un peu, d’autres (Huhemmepé, Ecolos) croient avoir gagné. Je vois surtout les trente pour cent de voix de l’extrême droite et des populistes en Autriche, les nationalistes qui gagnent du terrain dans un tas de pays, les soixante-dix pour cent des dix-huit trente-quatre ans qui ne sont pas allés voter en France, les trente pour cent de jeunes Français(e)s qui y sont allé(e)s choisissant d’abord l’Huhemmepé et le F-Haine, les ouvriers et ouvrières français mettant en tête de leur vote ce même F-Haine.

Je ne sais pas comment cela va évoluer. Mal, sûrement. Je suis curieux de voir ça.

Par michel perdrial - Publié dans : Politique internationale
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