Mardi 1 juillet 2008

            Je viens de garer ma voiture dans l’île Lacroix. J’avise une Renault Cinq couleur jaune Poste décorée de peintures baba coule (flowers, love, etc) et d’autocollants des années soixante-dix (nucléaire, non merci). Elle est immatriculée dans le Cantal. Je suis là à me souvenir de la Méhari dans laquelle je roulais à cette époque, elle aussi couverte d’autocollants (antinucléaires et antimilitaristes), quand je suis interpellé par quelqu’une qui me dit bonjour.

            C’est une ancienne élue de la majorité municipale d’Albert (tiny) qui habite l’île. Je la connais pour l’avoir pratiquée dans des Conseils d’Ecole, sympathique au demeurant, se contentant de prendre des notes et de transmettre à qui de droit. Les réponses aux demandes de l’école venaient plus tard, négatives en général, avec comme argument : plus d’argent dans les caisses.

            Je lui explique mon plaisir à voir cette voiture qui m’en rappelle bien d’autres, dont la mienne d’alors.

            -On ne sait pas à qui elle est, me répond-elle. Elle est là depuis un certain temps.

            -A la même place ?

            -Non, elle change de place. Comme la vôtre puisque vous faites aussi partie de ceux qui viennent ici pour y garer leur voiture.

            -Oui c’est vrai, je profite de l’hospitalité de la commune libre de l’île Lacroix.

            -La commune libre, la commune libre, il n’y en a qu’un ici qui parle de commune libre ! s’exclame-t-elle.

            - C’est possible, je ne sais pas, mais j’en suis quand même un citoyen d’honneur.

            Elle hausse les épaules et disparaît dans son immeuble.

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Mercredi 18 juin 2008

            Tout va bien à la mairie de Rouen, Fourneyron (Valérie), nouvelle maire (de gauche), a retrouvé la grosse télé d’Albert (tiny), ancien maire (de droite).

            Elle l’a installée sur la place de l’Hôtel de Ville pour le foute-balle de l’Euro Deux Mille Huit. Ça sent la bière pissée dans les rues avoisinantes.

            Ce foute-balle pollue quasiment toutes les têtes, même les têtes les mieux faites. Impossible d’être sûr que tel ou telle qui je connais n’est pas atteint(e) et ne va pas tout à coup me dire :

            -T’as regardé le match hier soir ?

            Je me souviens quand j’étais enfant, le foute, comme la pêche à la ligne, ça n’intéressait que les ouvriers. Les cleubes connus étaient tous dans les villes industrielles.

            C’est la télé qui a tout changé. Les compétitions diffusées à longueur d‘année ont fini par faire entrer le microbe dans la plupart des cerveaux, précisément dans la partie également disponible pour la publicité, comme un virus dans un disque dur d’ordinateur.

            Je me revois à l’Ecole Normale d’Evreux. Le professeur de sport tente de me faire jouer au foute. Dès que j’ai (par le plus grand des hasards) le ballon devant le pied, je le passe à l’équipe adverse. Ça énerve tout le monde. Le prof me propose de faire autre chose. C’est parfait, il y a un banc à l’ombre près du terrain et j’ai un livre à lire.

            Aujourd’hui, si j’avais l’âge de me trouver à nouveau dans pareille situation, sûr que je me ferais lyncher.

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Vendredi 13 juin 2008

            Le neuf juin dernier, j’écrivais ceci : « Vendredi soir c’est au Conservatoire que je me pose pour la soirée Percudanse qui associe les classes de danse et de percussions dirigées, me dit le programme, par des « professeurs émérites ». Que ces professeur(e)s soient à la retraite et continuent à enseigner partiellement, ce qui est la définition du mot émérite, j’en doute ou alors ils ne font vraiment pas leur âge ; qu’ils aient du mérite, ça je n’en doute pas, les apprenti(e)s percussionnistes, danseuses et danseurs s’en sortent plutôt bien. »

            Ce matin dans ma boîte à mails, un message de la professeure ayant rédigé le programme me met gentiment sous les yeux la définition d’émérite, tirée de l’édition deux mille sept du Petit Robert :

            « Un : (vieux) Retraité, honoraire.

            Deux : Figuré (vieux). Qui a une longue pratique de la chose, a vieilli dans son emploi (chevronné, invétéré)

                        Moderne. Qui, par une longue pratique, a acquis une compétence, une habileté remarquable (distingué, éminent, expérimenté). »

            Ça m’apprendra à faire confiance à ma mémoire alors que j’ai, à portée de clavier, tous les dictionnaires souhaités et, à mes pieds, le Petit Robert offert par ma grand-mère pour mon mariage, édition de mil neuf cent soixante-treize. La définition d’émérite dans ce vieux dictionnaire est exactement la même.

            Pour être complet, j’ajoute que, comme ne le dit pas le Petit Robert mais le dit Ouiquipédia, « Dans le domaine de l'enseignement supérieur, l'éméritat est un titre honorifique accordé à certains professeurs admis à faire valoir leur droit à la retraite. Décerné en considération des travaux et des services rendus, ce titre permet également à son bénéficiaire de continuer à exercer quelques activités universitaires ou scientifiques, en particulier en ce qui concerne l'encadrement de doctorants. »

            C’est dire si certain(e)s professeur(e)s sont émérites !

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Mercredi 11 juin 2008

            Je ne sais pas comment font les guides touristiques employé(e)s par l’Office de Tourisme pour répéter année après année le même laïus sur le Moyen Age quand ils passent avec leurs troupeaux dans ma rue du vingt et unième siècle.

            Chaque année j’ai l’espoir d’entendre un nouveau texte, un peu plus élaboré, un peu moins caricatural, mais à Rouen on ne change rien au baratin qui marche auprès des élèves de classe primaire comme des pensionnaires de maison de retraite (il n’y a que les lycéen(ne)s qui montrent qu’ils s’emmerdent et le montrent bien).

            Un troupeau arrive. Coupe-gorge, couvre-feux, cache ribaud, gare à l’eau, haut du pavé, encorbellement, ressasse le berger (ou la bergère). Les moutons et moutonnes bêlent en écho. Un autre groupe fait son apparition et encore bêlements et encore bêlements.

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Vendredi 6 juin 2008

            Mercredi soir, sous la verrière de la gare Saint-Lazare, je considère, suspendue là pour publicité, un exemplaire immense de l’affiche de l’Armada deux mille huit.

            -Quelle horreur cette affiche, dis-je à celle qui me raccompagne jusqu’au train de vingt et une heures vingt.

            Ce feu d’artifice dégoulinant sur un fameux trois-mâts fin comme un oiseau mérite un prix, celui de l’affiche la plus laide de l’année. Je ne sais pas qui l’a signée.

            -Elle fait terriblement province, me dit-elle.

            C’est exactement cela.

            Je n’ai qu’un souhait : que le projet de Grand Paris inclue Rouen,

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Dimanche 25 mai 2008

            Abonné l’an dernier (pour six spectacles) au festival Automne en Normandie, je fais partie des invité(e)s, ce vendredi vingt-trois mai au Hangar Vingt-Trois, pour la présentation du prochain Automne. J’ai le programme en main et j’écoute Benoît André, le directeur dudit festival, énumérer ce que lui aussi nomme des « moments forts », un tic de langage de gens de la culture.

            Il connaît son programme quasiment par chœur, ne se référant à ses notes qu’exceptionnellement, ce qui sidère l’une de mes voisines, passe de la musique à la danse, de la danse au théâtre, de Rouen au Havre, d’Evreux à Dieppe, du Bec-Hellouin à Saint-Valéry-en-Caux, sans se tromper.

            Des échantillons de spectacles sont offerts au public curieux. Quelques éléments du Poème Harmonique interprètent en vieux françouais des chansons traditionnelles. Des danseurs et danseuses de la Compagnie Emio Greco se livrent à une performance physique assez éblouissante..

            Le couple à ma droite organise fébrilement son futur abonnement. Plus calmement, je barre sur mon programme les spectacles que je verrai avec mon abonnement à l’Opéra, puis ceux qui ne m’intéressent pas, puis ceux qui sont donnés trop loin de Rouen (Fécamp, Le Havre, Dieppe, Evreux et cætera). L’opération faite, je constate que je n’ai pas, cette année, intérêt à prendre un abonnement.

            Benoît André invite tout le monde à boire un verre au Marégraphe, une adresse que je connais bien. Xavier Hauville, traiteur, et ses troupes sont à pied d’œuvre. Je choisis vin rouge et profite au mieux du buffet. L’an prochain, non abonné, j’en serai privé.

            Beaucoup d’enseignants sont présents, surtout du secondaire. Ils font les bons abonnés mais quand ils se retrouvent, ils ne parlent pas de sujets culturels, ils parlent de l’école. Ça donne des choses comme ça :

            -Je te souhaite d’avoir un jour la relation que j’ai avec mes élèves cette année.

            Je les évite, préférant rester seul avec mes pensées. Un peu avant minuit, je discute avec un intermittent du spectacle que j’ai croisé la veille dans la manifestation contre la politique de Sarkozy. Il me dit son désarroi de voir que chez les vingt-cinq trente-cinq ans, presque personne ne se retrouve dans la rue, une constatation que j’ai déjà faite et que je mets sur le compte de la vie que l’on mène à cet âge-là, couple établi, enfants, maison, et tutti.

            -Pas dans le milieu du spectacle, me dit-il, ceux dont je parle ne sont pas dans ce genre de vie, et impossible de les faire bouger.

            Il m’annonce ensuite que bientôt, pour protester contre un gouvernement qui les tond chaque jour un peu plus, des artistes et d’autres gens du spectacle vont organiser une manifestation où ils se feront tondre en public. Toutes les chevelures récoltées seront envoyées à la Ministre de la Culture.

            -La prochaine fois que vous me verrez, me dit-il, j’aurai sûrement le cheveu ras.

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Mercredi 21 mai 2008

            Plusieurs semaines que me fait mal le talon gauche, trop de marche pendant les vacances sans doute. Je suis sur le point de consulter le médecin quand je me souviens d’un précédent.

            C’est dans les années soixante-dix, pendant les vacances d’été. Je suis dans le Lot avec une bande de joyeux et joyeuses gauchistes (comme on disait) campant sauvagement au bord de la Truyère. Un jour, comme un imbécile, je saute d’un talus et me fais vivement mal au talon.

            Ça ne passe pas. Je décide de consulter un médecin et, conscient de l’état de saleté dans lequel je suis, je lave à la fontaine d’eau froide le pied concerné.

            Le médecin ne sait pas quoi faire et me demande (ce qui est une des plus grandes hontes de ma vie) de lui montrer, afin de comparer les deux, mon autre pied, noir de crasse.

            Le traitement prescrit, une pommade anti-inflammatoire si je me souviens bien, n’est d’aucune efficacité. Quand je rentre en Normandie, j’ai toujours aussi mal et pour m’énerver un peu plus, je découvre que ma visite inutile au médecin n’est pas remboursée, celui-ci ayant coché la case visite gratuite, peut-être pour se venger de mon pied si sale.

            Je décide d’aller voir la femme de Robert Vasseur, l’homme de la maison en vaisselle cassée à Louviers. Elle est bien connue, elle aussi. Comme rebouteuse. J’ai vu repartir de chez elle, dansant la gigue sur le trottoir, des joueurs de tennis arrivés là sur un pied, rotule déboîtée ou cheville déglinguée (à cette époque, je faisais semblant de jouer au tennis pour draguer les petites jeunes filles de bonne famille).

            Je sonne à la maison des assiettes cassées, rue du Bal-Champêtre. Madame Vasseur m’ouvre prudemment (elle se méfie d’une dénonciation pour exercice illégal de la médecine), me reconnaît, me fait entrer. Je lui explique mon problème.

            -C’est une talonnade, me dit-elle. Je ne peux rien y faire mais pour la soigner vous n’avez qu’à mettre du coton dans votre chaussure au niveau du talon et dans quelques jours, ça ira mieux.

            Ce que je fais, et effectivement je guéris.

            Ce que je fais une nouvelle fois trente-cinq ans  plus tard, et espère guérir.

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Mardi 20 mai 2008

            Lundi matin je suis au Grand Magasin de la Vierge. Je m’y procure une grande enveloppe matelassée afin d’envoyer à un acheteur lyonnais, vendus via Price Minister, deux livres de Gilles Deleuze consacrés au cinéma L’image-mouvement et L’image-temps. Le cinéma et la philosophie ne m’intéressent pas assez pour que je les lise, encore moins pour que je les garde.

            Traînant un peu dans la boutique, j’y découvre le deuxième disque de Didier Super Ben quoi ? Je l’écoute et décide d’investir l’argent récolté par la vente des livres du docte penseur (producteur de thèses) dans l’achat du cédé du mauvais chanteur (producteur d’horreurs). Deux Gilles Deleuze pour un Didier Super, c’est correct.

            Ma réputation d’intellectuel va en prendre un coup. Ben quoi ?

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Samedi 10 mai 2008

            Vendredi, je m’apprête à passer une matinée tranquille chez moi. J’ai juste une obligation : sélectionner trois de mes textes pour les proposer à Daniel Martinez, directeur de la revue Diérèse, qui me publie avec une chaleureuse constance depuis l’an deux mille et les lui poster dans la journée. Je m’aperçois alors que la fuite censément arrêtée lundi dernier par le plombier n’est pas endiguée. J’appelle l’agence immobilière qui réussit par une astuce technique à me passer le plombier en chef. « Je vous envoie mon fils », me dit-il.

            -Dans combien de temps ?

            -Dans dix minutes il est chez vous, m’assure-t-il.

            Dix minutes après, on sonne. Qui c’est ? C’est le plombier. Je suis pris d’une sorte de vertige à l’idée que parfois le plombier arrive plus vite que police secours. Il trouve une deuxième fuite dans ma salle de bains et entreprend d’y mettre fin. Pendant ce temps, je relis l’un de mes textes. Ecrit l’an dernier, il narre un problème que j’ai eu à l’œil. Ciel, mon rendez-vous chez l’ophtalmo ! Je me précipite sur mon pense-bête. C’est bien aujourd’hui et dans cinq minutes. Heureusement, son cabinet est à deux minutes de chez moi. J’explique le problème au plombier, lui confie un double des clés et je file. A l’heure pile, l’ophtalmologue, aussi exacte qu’un plombier, appelle mon nom. En dix minutes, elle fait le tour des points à vérifier. « Tout est normal », me dit-elle. Je retourne chez moi. Le plombier en sort. Il est juste dix heures. Je me souviens que j’ai deux livres à vendre. Je vais les proposer à la bouquinerie Le Rêve de l’Escalier.

            Lorsque j’arrive, Michaël Féron, le libraire, est interrogé par deux étudiantes (je suppose) au sujet de l’humour. Il trouve néanmoins le temps de transformer mes deux livres en avoir. Je furète dans la boutique et apprend incidemment d’un autre client que ce samedi a lieu une vente de livres d’occasion à l’abbaye de Saint-Martin-de-Boscherville, de quoi occuper ma prochaine matinée.

            Sortant de la bouquinerie, je fais un détour par l’endroit où est garée ma voiture pour vérifier que tout va bien pour elle. Je suis de retour chez moi à onze heures, juste à temps pour écouter Place de la Toile, l’émission de France Culture consacrée au Ouaibe, dont l’invité est aujourd’hui Rue Quatre-Vingt-Neuf.

            Tout en mangeant, je glisse mes trois textes pour Diérèse dans une enveloppe et je prépare du papier coloré pour écrire à mon amoureuse. France Culture annonce son émission anniversaire de Mai Soixante-Huit en direct de l’Odéon qui fut occupé à cette époque par les étudiant(e)s. « Entrée libre dans la limite des places disponibles » indique le message enregistré. L’occupation dans la limite des places disponibles, une nouveauté intéressante de l’année deux mille huit.

            Quelle matinée agitée ! Pas étonnant que je ne trouve jamais le temps de faire le ménage de mon appartement et que j’ai mal à l’un de mes talons depuis dix jours. Je vais clopin-clopant au Son du Cor où, après l’écriture de ma missive pour Paris, je lis Clopin-clopant d’Annie François, un livre publié au Seuil qui parle du plaisir de fumer la cigarette, une occupation qui m’est totalement étrangère.

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Mardi 6 mai 2008

            Le beau temps revenu et elle repartie, je sillonne pendant deux jours les routes de Haute-Normandie de vide-greniers en vide-greniers. Première journée à Poses au bord de la Seine puis à Saint-Etienne-du-Vauvray où c’est un jeu de piste pour trouver l’entrée du stade sur la pelouse duquel s’étalent les marchandises. Deuxième journée à Saint-Aubin Epinay, village de carte postale, puis à Romilly-sur-Andelle où la vente s’étend jusqu’au terrain de foute.

            J’achète des livres, des cédés et même des bâtons d’encens, principalement content de l’acquisition, après une négociation sévère avec une jeune femme dure en affaires, du cédé de Clarika Joker et de celui de Brigitte Fontaine Genre humain sur lequel figure cette jouissive chanson Conne Je suis malheureuse/ Parce que je suis conne. (C’est pour elle).

            Un type passe d’étalage en étalage répétant partout son message :

            -C’est bientôt fini les foires à tout. Heureusement. Dans trois ans la loi elle sera passée. Ça peut plus durer. A chaque fois t’es tenté et tu dépenses tout ton fric.

            Pour reposer mes pieds, je pause en terrasse au Son du Cor, lisant le gros roman, publié chez Philippe Picquier, de Wang Anyi Le Chant des regrets éternels et écoutant alentour les discussions sans fin des velléitaires qui fréquentent l’endroit quasiment en permanence. Que feront-ils par cette belle journée ? Iront-ils au bord de la mer dans la voiture de Machin ? Ou à la campagne pour un barbeuque chez Machine ? Ils en parlent pendant une heure ou deux et se séparent sans en avoir décidé.

            Le meilleur est à ma droite, qui déclare :

            -Il va falloir que je me bouge un peu cette année. Je me suis un peu endormi sur mes lauriers.

            Ses lauriers ? Je me demande lesquels.

par michel perdrial publié dans : Vie quotidienne
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