Ecriture

Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 21:13

            Passé ces derniers temps et spécialement la journée d’aujourd’hui à m’occuper de l’envoi à cinq éditeurs judicieusement choisis d’un tapuscrit nouveau. Nom de code : Técéhemme. On peut appeler ça un « roman ». Qui retrace une période troublée de ma vie.

            Photocopiage, assemblage, postage, et le sort en est jeté.

            Je garde mon calme, encouragé en cela par Paul Léautaud qui, le lundi onze février mil neuf cent quarante-six, écrivait dans son Journal littéraire: Qu’est-ce que la littérature ? qu’est-ce qu’écrire ? qu’il s’agisse de vers ou de prose. Une maladie, une folie, une divagation, un délire, -sans compter une prétention !!!

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Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /2007 10:06

            J’aime lire régulièrement Le Magazine de l’Homme Moderne, ce magazine politique et culturel en ligne où l’on trouve un peu de tout sur tout : textes et graphismes inédits, chroniques d'humeur, ressources sociologiques et cætera, tout cela rangé en quatre rubriques : société, textes, images, musiques.

            Côté textes, une dizaine d’auteurs. Parmi mes préférés : Christophe Petchanatz, Christophe Bösersach et F J Ossang. Je devrais un jour ou l’autre faire partie de la liste, plusieurs de mes textes ont été retenus par les responsables de ce site et sont entre leurs mains depuis plus d’un an à fin de publication, le ouaibemestre finira bien par s’en occuper. Je suis patient, ces gens défendent les films de Pierre Carles, je ne vais pas leur reprocher d’avoir peu de goût pour le travail mais j'espère qu'ils feront de moi un homme moderne.

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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /2007 12:57

            Passé voir Marie-Laure Dagoit, vieille connaissance, si je puis dire, éditrice, responsable des éditions Derrière la salle de bains, écrivaine, auteure (entre autres) d’On me baise longtemps aux éditions Al Dante, pour l’inviter à une future émission de Radio Campus dans laquelle je devrais être moi-même invité à parler de littérature érotique. Je suis sûr qu’elle va me dire non, ça ne loupe pas.

            -Je m’en fiche de la littérature érotique, c’est un genre qui ne m’intéresse pas. J’écris sur le sexe, pas sur l’érotisme.

            Je partage totalement ce point de vue, j’ai déjà dit ça à Emmanuel Goudé, l’animateur d’Enivrez-vous lors de l’émission de février.

            -Viens avec moi, tu pourras expliquer tout ça, lui dis-je.

            Non, non, elle en a marre de la radio, on lui pose toujours les mêmes questions, pourquoi Derrière la salle de bains ? et cætera.

            Elle est au meilleur de sa forme, radicale comme elle sait l’être, semblant ne pas avoir la moindre envie d’être connue et reconnue, tout en sachant mieux que personne mener sa barque dans la baignoire de l’édition.

            On parle d’autre chose. De ce chanteur pour qui elle a écrit des textes et qui voulait les signer avec elle sous le prétexte qu’il est connu pour écrire lui-même les paroles de ses chansonnettes. De ce journaliste bien connu de France Inter qui après l’avoir reçue dans une émission lui a envoyé par mail plusieurs photos de lui tout nu.

            Et puis je m’éclipse, la laissant à l’écriture. Il y est question de sexe, comme d’habitude.

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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /2007 10:03

            Je consulte chaque jour les statistiques de lecture de ce journal de bord et que vois-je ce matin ? Neuf cent quarante-trois pages vues ce lundi vingt-sept août deux mille sept ! Sept fois plus que les autres jours de ce mois d’été, et cela par un beau soleil n’incitant pas à stagner devant un ordinateur.

            Je me demande ce qui a bien pu se passer.

            J’ai une hypothèse : le fonctionnaire des Renseignements Généraux chargé de surveiller mes écritures est rentré de vacances et vient de rattraper son retard.

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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /2007 17:22

            Aux aurores, ce matin, redescendant la rue Beauvoisine après avoir fait quelques photocopies chez Copyfac, je m’arrête devant la vitrine de la bouquinerie de Joseph Trotta et qu’y vois-je, le Poésie/Gallimard consacré à Ghérasim Luca, qui contient Héros-Limite suivi du Chant de la carpe et de Paralipomènes. Je me promets de repasser dans l’après-midi pour l’acheter.

            A midi, la factrice m’apporte le numéro Spécial Bizarre de Supérieur Inconnu. C’est ce qu’André Breton appelait un hasard objectif. J’ai découvert Ghérasim Luca par l’intermédiaire de Sarane Alexandrian, ami d’André Breton après la deuxième guerre mondiale et directeur de Supérieur Inconnu.

            Un superbe numéro que ce Spécial Bizarre dans lequel on croise entre autres le poète Stanislas Rodanski, Pierre Pinoncelli (le hors-l’art-loi, comme le nomme Alexandrian), Andrea G. Pinketts (l’auteur de romans noirs) et Eduardo Kac (bioartiste et biopoète). Je figure également au sommaire (moi qui ne suis pas le plus bizarre) pour un texte intitulé Un dimanche parmi les morts. C’est un grand plaisir de collaborer à Supérieur Inconnu.

            Cet après-midi, je vais donc chez Joseph Trotta et y achète le Poésie/Gallimard consacré aux écritures de Ghérasim Luca. On y trouve notamment Passionnément, ce poème d’amour que je ne me lasse pas d’écouter car Luca, il faut l’entendre dire ses textes, et par bonheur Passionnément se télécharge facilement sur Internet, un enregistrement précieux de celui qui, après avoir été expulsé de son appartement, s’est suicidé en se jetant dans la Seine, à Paris, le neuf février mil neuf cent quatre-vingt-quatorze, à l’âge de quatre-vingts ans, après avoir vécu quarante ans en France, sans papiers.

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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 20:24

            A vrai dire, je ne suis rien moins sûr d’avoir quelque talent qui me fasse lire. Je trouve quelquefois beaucoup de plaisir à écrire, voilà tout. écrivait Stendhal, cité par Paul Léautaud dans le volume deux de Passe-temps, un propos que je fais mien ce jour pour le premier anniversaire de ce Journal de Bord, ouvert le onze novembre deux mille six. Ce plaisir d’écrire, en un an, et bien que je sois de temps à autre en vacances loin d’un ordinateur, m’a fait mettre en ligne, ici, quatre cent vingt-trois billets (j’emploie ce mot faute de mieux).

            Au fil des semaines, le nombre de celles et ceux qui me lisent augmente. Cela m’encourage à continuer (tant que le plaisir est là). La semaine dernière, mon lectorat fluctuait entre cent vingt-deux et cent quarante-neuf personnes selon les jours. Aujourd’hui, je sais qu’il sera supérieur grâce à l’effet « Manif de droite à Rouen », mon billet du jour ayant été signalé ici et là dans la blogosphère. Je profite de cette occasion pour remercier Grand Rouen, Albertinon, Le Petit Docteur et les autres, qui ponctuellement invitent à me lire.

            Qui sont mes lecteurs et mes lectrices ? J’en connais quelques-un(e)s, rencontré(e)s ici ou là, mais j’ignore tout de la plupart d’entre elles et eux. Je pense qu’il y en a un certain nombre de la région de Rouen bien que je n’écrive pas spécialement pour un public local. J’espère être également lu par des francophones au Chili, en Australie ou en Croatie. Comme j’utilise une formule d’hébergement gratuite et sans publicité, la maison Over-blog ne me fournit que des statistiques succinctes qui ne me permettent pas de le savoir. Et peu de mes lectrices ou lecteurs me contactent.

            Les deux derniers messages que j’ai reçus sont de nature bien différente.

            Ce matin, c’est un mail de l’association organisatrice du festival Chant d’Elles :

            « Cher Michel,

            Il n'est point de grand projet sans imprévus, retards et agacements divers et variés...

            A la lecture de votre "persiflage" au sujet de notre festival, je vous propose une invitation au beau concert d'Emily Loizeau.

            Vous pourrez retirer votre place, le soir même, à l'accueil du Centre Marc Sangnier. J'espère que cette proposition réhabilitera à vos yeux l'image de Chants d'Elles, un festival courageux, original, fort de ses valeurs humaines.

            Très bon spectacle.

            Martine Giraud

            présidente de l'association "A Travers Chants" »

            Cela part d’un bon sentiment bien sûr mais ne correspond en rien à mon attente. Je souhaite juste avoir autant de chance que les autres d’obtenir une place aux concerts qui me tentent. Il ne s’agit pas pour moi de passer devant autrui et sans payer en plus. Le concert d’Emily Loizeau aura bien lieu sans moi, j’espère la retrouver ailleurs dans la région bientôt.

            Jeudi dernier, c’est un mail d’une lectrice ayant bien connu Robert Tatin. Elle me confie qu’elle a eu le même sentiment que moi lorsqu’elle est retournée sur les lieux où elle l’a côtoyé de son vivant (étudiante à l’Ecole des Beaux-Arts de Lille, elle passait ses vacances avec d’autres à aider l’artiste à confectionner ses œuvres monumentales). Elle me dit notamment, à propos des jeunes conférencières envahissantes d’aujourd’hui : « Quand je me suis retrouvée dehors dans l'Allée des Géants, j'ai pensé 'mon pauvre Tatin, qu'est-ce qu'elles sont cruches', et je me suis éloignée pour avoir la paix. » et me raconte un peu comment cela se passait avec Robert au hameau de la Frénouse à Cossé-le-Vivien : « Nous étions ses oeuvriers, nous montions les socles des statues avec Liseron (sa femme Lise), nous coupions le grillage qu'il modelait sur les tuyaux de béton. Une fois la structure prête, nous attaquions le béton: un tas de sable et ciment, de l'eau et une bonne pelle en main. J'en ai fait des brouettées! Liseron grimpée sur un échafaudage gâchait le ciment sur le grillage sous les yeux de Tatin, et soudain il mettait la main à la pâte et façonnait la statue. Une fois terminée, celle-ci séchait, puis il la peignait, projetant la peinture à l'aide des gros pinceaux; tous ses gestes avaient une importance calculée. »

            « Merci d'avoir ainsi réveillé le chat qui dort et pensé sur papier ce que j'ai pensé au coeur de moi. » conclut-elle après m’avoir révélé l’un des conseils que lui donnait Tatin : « Tu vois petite, il faut savoir regarder ».

            Savoir regarder, c’est aussi ce que j’essaie de faire chaque jour.

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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /2007 12:03

            Cela fait un moment que je tiens chronique chaque trimestre dans la revue littéraire Décharge, précisément depuis mars deux mille cinq. Samedi dernier, je reçois de son directeur le mail suivant :

            « Objet : Re : proposition de texte pour ma chronique

            Cher Michel Perdrial,

            Le n° 136 est sous presse, je voulais te dire que comme je fais tourner les chroniqueurs périphériques, je vais en renouveler avec la prochaine année. Je te remercie pour ta participation à Décharge et souhaite que tu ne m'en veuilles pas trop de cette décision toujours un peu désagréable...

            Bien amicalement

            Jacques Morin »

            Cher Jacques Morin, je ne t’en veux pas, tu es le maître à bord et je sais que la publication de Décharge te crée au moins autant de soucis que de satisfactions, que tu dois tenir compte de beaucoup de paramètres pour satisfaire les uns et les autres, rien de plus normal à ce que tu souhaites remplacer un chroniqueur, qui plus est périphérique (j’adore cette formulation), à ce que tu te décharges de mes écritures et conséquemment me décharges de trouver tous les trois mois un sujet qui puisse te convenir. J’ajoute (encore à ta décharge) que cette chronique je te l’ai plus ou moins imposée. Un jour, je t’envoie un texte intitulé Par la bouche relatant la venue de Jim Harrison à Rouen, tu me réponds : « J’ai envie de publier ce texte mais dans les pages Chroniques de la revue », je te dis d’accord mais une chronique par définition c’est chronique et donc je dois avoir aussi un espace dans les prochains numéros, ce que tu acceptes et depuis, tous mes textes envoyés à cette fin, tu les as acceptés, à l’exception d’un seul, Pas revoir, qui narre, au Trianon Transatlantique de Sotteville-lès-Rouen, lors d’un café littéraire consacrée à Valérie Rouzeau, la lecture désastreuse de ses textes par elle-même. Valérie Rouzeau étant une de tes amies et étant de plus publiée par L’Idée Bleue qui publie aussi Décharge, je comprends bien que tu l’aies refusé, ce texte, qui a d’ailleurs trouvé refuge dans une autre revue sans tarder.

            Ce que je trouve un peu cavalier, c’est la méthode, ce mail expéditif. Tu aurais pu anticiper un peu, me laisser le temps de me faire à l’idée que je n’ai plus ma place au sommaire de Décharge au lieu de m’avertir au dernier moment, à l’heure où je travaillais au prochain texte à te soumettre. De plus, ce n’est pas très chic de m’adresser un mail sans objet explicite, reprenant l’objet d’un des miens à toi envoyé il y plusieurs mois, ce « Re: proposition de texte pour ma chronique », au lieu d’un honnête « Fin de ta chronique dans Décharge ». C’est un exemple fâcheux, je trouve, de l’usage des messageries d’Internet pour escamoter une démarche déplaisante, une façon de faire que je résume par cette formule : Je clique et tu dégages.

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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /2007 12:31

            Edouard Launet tient chronique dans le Cahier Livres de Libération sous le titre On achève bien d’imprimer. Cette semaine, il raille gentiment Christophe Donner au sujet de sa réaction épidermique lors de l’annonce de sa non obtention de prix littéraire. Il fait cela sous forme d’une lettre ouverte à Christophe, lui annonçant qu’il maintient son nom sur la liste des nominés pour le prix de Sainte-Catherine sur Mer (Seine Maritime).

            Ce n’est pas cela qui m’intéresse. C’est la suite.

            « L’an dernier, nous avons ainsi couronné Souvenirs d’un cap-hornier bègue de Jean Milleteuil, paru aux éditions Elisabeth Brunet à Rouen, dont vous avez probablement entendu parler. Votre ouvrage nous semble posséder la même fraîcheur et le même souffle : vos chances sont excellentes. » écrit Edouard Launet.

            Oh, le méchant, qui se moque d’Elisabeth Brunet ! Jamais elle n’aurait publié ces souvenirs d’un auteur inconnu. Elle ne publie que des textes d’écrivains reconnus, morts il y a au moins cinquante ans, des ouvrages sans prise de risque, le dernier n’étant que le fac-similé de Madame Bovary annoté par Gustave.

            J’ai beaucoup fréquenté la librairie d’Elisabeth Brunet autrefois. Quand, en mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, Michel Raluy, jeune éditeur téméraire du Massif Central, a publié aux Editions du Chardon certains de mes textes sous le titre Erotica (perdant sans doute beaucoup d’argent dans l’aventure), je suis allé voir Elisabeth Brunet pour lui proposer en dépôt cinq exemplaires de mon livre. Elle a accepté sans enthousiasme.

            Quelques mois plus tard, je lui demande si elle en a vendu. Elle me répond que non. Je souhaite donc récupérer ces ouvrages. Problème : elle ne sait plus où ils sont. M’invite à revenir dans une semaine. La semaine suivante, même chose. De semaine en semaine, il se passe un mois avant qu’elle m’annonce que ça y est elle les a retrouvés.

            -C’est bizarre, ajoute-t-elle, j’en ai six, alors qu’on en avait noté cinq.

            C’est que, généreux comme je suis, j’avais offert un exemplaire à Elisabeth Brunet.

             Je n’ai rien dit. J’ai repris mes six Erotica. Depuis, ce jour, je fréquente beaucoup moins la librairie d’Elisabeth Brunet, dont Edouard Launet se moque dans Libération.

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Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /2007 12:15

            Le message est en rouge depuis plusieurs jours sur la page d’administration de ce blog qui me permet de publier quotidiennement mon Journal de Bord. Il m’apprend que la maison Over-Blog va faire prochainement migrer tous les blogs accueillis par elle vers une version deux, meilleure que la version un, et il est signé du staff de ladite maison. Auparavant, cette migration n’était effective que pour les volontaires.

            Personnellement, la version un me convenait tout à fait. Je ne sais pas quand, ni comment, la migration aura lieu. Je sais que cela peut entraîner des difficultés d’accès à mes écritures pendant un temps. Autrement dit, tout obstacle à la lecture de mon Journal de Bord dans un avenir plus ou moins lointain ne serait pas de mon fait.

            Ensuite, comme je suis totalement incapable en matière de technique informatique, il me reste à espérer que l’utilisation de la version deux sera aussi simple que celle de la version actuelle ou bien je vais encore une fois maudire ce qu’on appelle le progrès.

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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /2008 13:27

            L’autre nuit, je me réveille en sursaut, sorti d’un rêve dont je sais à peine qu’il en est un, tellement ce que j’y vivais avait l’aspect de la vraie vie. Encore un rêve d’école, d’élève perdu, de catastrophe imminente. Je ne le raconte pas. J’ai horreur de lire ceux des autres. Je saute toujours les pages relatant un rêve dans les livres que je lis, même chez ceux d’Henry Miller.

            Trop facile d’écrire une scène de rêve.

            Je l’ai fait une fois pourtant, au début de ce que je peux appeler mon premier roman, brièvement publié sur Internet par la maison Olympio créée par François Bourin et Alain-Gilles Minella. Il fallait payer pour lire. Autant dire qu’Olympio a vite fait faillite. François Bourin est revenu à l’édition sur papier. Quant à Alain-Gilles Minella, j’ignore ce qu’il est devenu. Un jour, il a cessé de répondre à mes lettres et à mes mails. Je ne sais pourquoi.

            L’autre semaine, dans la rue, une mère appelle sa fille :

            -Mélissandre, viens ici !

            -Je n’aime pas ce prénom, Mélissandre, me dit celle qui me tient la main.

            -C’est le titre de mon premier roman, lui dis-je. Ça raconte l’histoire d’une fille qui s’appelle comme ça.

            Elle s’en tire comme elle peut.

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